lundi 21 septembre 2009

Allergolose aux TICE ou l'horreur informatique.

Ram, enseignante, pousse un cri d'alarme face à l'invasion insidieuse de la dictature informatique dans l'éducation nationale.



Ah le plaisir de se poser devant son ordinateur, outil d'échange, outil de connaissances et d'ouverture sur la grande sphère du monde, sur le cyberspace... de l'or au bout des doigts. La nouvelle révolution est en marche.

Du plaisir certes, mais aussi un outil de travail; ainsi moi-même, dans mon métier de prof, j'ai appris tranquillement à me servir des traitements de texte, à adapter certains de mes cours aux possibilités powerpointiennes, à affectionner l'élève, l'arsouille qui enfin, plein de quiétude, extasié, le nez collé à l'écran, surfe "en liberté" à la recherche du texte idoine ou de l'image parfaite à ajouter à l'exposé.

Des outils différents, pour réaliser, par exemple des dvd, travail super intéressant, qui les enthousiasme... Donc je suis loin, très loin d'être réfractaire à l'outil informatique. J'essaye au contraire d'améliorer mes performances pédagogiques du mieux que je peux grâce à cet outil; sachant tout de même que dans les faits, on ne fait pas toujours ce que l'on veut puisque les moyens déployés au travail ne sont pas toujours au rendez-vous; par exemple, cette année, je n'ai toujours pas de salle munie d'un vidéoprojecteur malgré mes demandes répétées. Bon, ce n'est pas grave après tout, l'arsouille ne s'en plaint pas et le cours fonctionne quand même.

Mais aujourd'hui tout s'emballe. Et qui dit emballement dit soupçons, grognements, agacements.

Jusqu'où cette irruption technologique va-t-elle nous mener?

La folie microsoftienne qui emballe le monde depuis quinze ans est elle en passe de phagocyter totalement le sanctuaire de l'éducation?

Derrière les carottes de convivialité et d'agrément, combien de bâtons de caporalisme manageurial?

Car, mon soupçon vient essentiellement de ce que veulent faire les zézos(zélites zotorizées) de cet outil.

Car chaque jour, un petite pierre s'ajoute à l'édifice de mes doutes. Parce que le cahier de texte de la classe va être informatisé, parce que le flicage en ligne pointe aussi son nez dans notre boulot, parce qu'hier j'ai perdu deux heures à télécharger des fichiers énormes des dédales du tréfons du site du rectorat pour une évaluation diagnostique obligatoire. Car comme dans une sorte de révolution culturelle, un bon prof, pédagogue et respecté peut se retrouver ringardisé en pleine cantine par un jeunot qui trouve là sa marotte de valorisation.
Et le pire, moi même, panurgienne, me surprenant à morigéner ce vénérable confrère en le sommant d'être raisonnable et de ce plier à cette promesse de bonheur technologique.
Parce qu'un autre collègue eminement respectable et respecté, même de ses arsouilles, s'est fendu d'une autocritique en bonne et due forme après une présentation où son ignorance du nouveau média éclata au grand jour.
Parce qu'au prétexte d'une pandémie éventuelle, on nous a demandé de gérer un nouveau logiciel usine à gaz pour mettre nos cours en ligne. Pour numériser notre savoir et notre méthode. Et quoi demain? On restent tous à la maison, s'écomonisant des structures d'accueil pour donner des cours en ligne à mille élèves?
Et après demain? Le robot-prof cybernétique?
En attendant, comme ça, on est sûr que le quidam ne pourra pas dire que cette feignasse de prof est payé à rien foutre du fait de la fermeture.

Est-on tenté d'enterrer l'échange humain entre enseignants et élève qui lui ne peut pas s'informatiser?

Mais avant tout, ce qui m'inquiète, c'est qu'insidieusement, on cherche à subordonner toute la valeur pédagogique, relationnelle et citoyenne de l'enseignant à son aisance à se mouvoir dans le bazar informatique.

Chez mes collègues? si peu de voix, quasi aucune voix pour s'élever contre cette aliénation. Entre ceux qui grâce à ce nouvelle maîtrise peuvent enfin jouer les cadors, ceux qui s'enthousiasment à chaque nouveauté et les consciencieux qui ne voudront jamais être pris en défaut sur aucun aspect de leur travail, pas de force de frappe, pas de rébellion pour commencer un combat qui peut sembler à beaucoup d'arrière garde, décalé certes, mais qui pourrait être un début pour en finir avec ce fanatisme du binaire.

L'éducation est-elle encore un lieu préservé? Si les dépositaires supposés de la sagesse et de l'esprit critique se laissent empaqueter par cette dévastation, n'est-ce pas que le sel s'est affadi?

19 commentaires:

  1. et oui, power point a vu naitre toute une caste de branleurs formalistes, spécialistes de la réunion creuse mais bluffante.
    Excell a été le bulletin de naissance de toute une nouvelle race de caporaux à stastistique.
    Cette folie du numérique a permis le triomphe des financiers qui ont réussi à persuader le monde que tout pouvait se synthetiser et se mettre en équation.
    C'est faux bien sûr, de là , fuite en avant pour éviter l'inévitable sanction.
    Que même l'éducation nationale subisse cette dicature qui explique à elle seule les suicides de france telecom est consternant.
    On aurait attendu plus d'esprit critique des profs.

    Le diable est toujours séduisant...

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  2. ...merci mon Sans Culotte de m'avoir publiée!

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  3. Bonjour,
    Moi qui suis hermétique aux sigles et autres abréviations, il m'a fallu aller chercher ce qu'étaient ces "TICE" et pour savoir de quelle maladie on voulait m'entretenir. Je vous livre volontiers la traduction : Technologies de l'Information et de la Communication pour l'Education. Rien de comparable, vous le voyez, avec la pandémie de grippe "A".
    Ces TICE recouvrent les outils et produits numériques pouvant être utilisés dans le cadre de l'éducation et de l'enseignement (TICE=TIC+Education).
    Les TICE regroupent un ensemble d’outils conçus et utilisés pour produire, traiter, entreposer, échanger, classer, retrouver et lire des documents numériques à des fins d'enseignement et d'apprentissage.

    Après les NTIC, au début de l'ère moderne, nous avons eu les TIC, sans "s", nous qui en avions déjà pas mal, de tics ... Mais avant c'était surtout nerveux.
    Déjà un truc spécifique à une catégorie de bipèdes, ça m'a paru suspect. Sans compter que dans l'enseignement, on retrouve déjà tous les nantis de la République, si en plus ils ont des TIC personnelles, où allons-nous ?
    Par contre, si vous relisez attentivement la définition donnée par notre encyclopédie des TICE (wikipédia), on peut se servir des outils, mais c'est pas obligatoire. Dans tous les cas semblables, et pour ne pas faire d'imper, même en Normandie où il pleut tout le temps, il est fortement déconseillé d'utiliser ces TICE, il y a déjà assez de règles obligatoires comme ça. Par exemple cette règle absurde qui veut qu'on mette un x au pluriel à bijou-caillou-chou-genou-hibou-joujou-et-pou, avec une dérogation pour époux qui est toujours au pluriel, même quand il n'y en a qu'un ... Allez savoir pourquoi !!!
    Si j'ai bien compris les cinq dernières lignes, les TICE sont des outils pour l'enseignant, comme la règle carrée pour taper sur les doigts des perturbateurs, le chapeau pour tirer les sujets au sort, et la cloche qui annonce la fin des emmerdes pour les élèves, cette dernière étant parfois imitée par l'enseignant lui-même !!!
    Or donc, si je fais référence à la devise de notre République, Liberté, Egalité, Fraternité, nul n'est obligé de se plier aux TICE dans notre beau royaume !!!

    Vous savez que le 21 septembre 1909, le grand Albert présentait sa théorie de la relativité (restreinte) devant un parterre de sommités ? Par ailleurs, il enseignait aussi, sans ces foutues TICE ...

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  4. Merci de cet exposé qui soulève toutes les questions de l'entrée de l'informatique dans l'éducation.
    Je me suis posée ces questions, pas toutes évidemment(je suis à la retraite depuis 15 ans)
    Celles qui me trouble le plus en ce moment c'est cet enseignement à distance qui pourrait être utilisé de façon abusive.
    Si la machine passe avant l'être humain, ce qui est déjà le cas dans l'industrie que deviendra cet Education et l'élève, et "élever" cet être au-dessus de lui-même..avec trop de PC ???
    J'aime bien l'intervention de Donald aussi, pleine d'humour...comme cela lui ressemble et toujours pleine de finesse aussi !
    Lorsque j'ai commencé mes premiers cours d'informatique à l'Ecole Normale (mot disparu) le prof avait peur que l'ordi lui "pète" à la figure, je me suis battue pour que mon école soit équipée, les TO7 ont fait fureur dans notre bibliothèque et puis vinrent de belles machines
    mais aussi les tonnes de courrier administratifs à trier , classer..se prendre la tête le soir après les cours et manger ce joli temps de mes corrections et préparations..
    Oh les belles fiches de travail que je réalisais
    pour mes bambins !!
    j'y passais une heure, et hop en rien de temps, ils remplissaient les cases et n'écrivaient que peu, beaucoup ne se donnaient plus le soin de lire mes phrases si savemment agencées...
    Oui il y a eu progrès, mais un progrès mal maitrisé qui se retourne contre l'enseignant et l'enseigné et pourtant quand je rentre encore dans mon école je regarde avec fierté, cette bibliothèque informmatisée, ces belles machines dans chaque classe.
    et là ne suis-je pas devant la mienne à échanger avec des personnes avec lesquelles je partage des idées ????

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  5. @monique.ayrault2

    Bin moi, j'aime pas l'intervention de Donald11, parce qu'il a dit qu'il pleuvait tout le temps en Normandie.
    Trêve de plaisanteries, comme partout, l'éducation nationale, se voit dotée de "têtes chercheuses" qui pensent à sa place.
    L'informatique est un outil formidable, à condition que ce dernier soit bien utilisé.
    Si c'est pour le professeur, la possibilité de transmettre ses notes, que les moyennnes soient faites instanttanément, sans avoir à remplir des feuilles et des feuilles, ok.

    Ce qui deviendrait exceptionnel, si, si, le virus se montrait virulent, cela pourrait se comprendre.

    Si tel n'était pas le cas et que des "arrières pensées" inavouées se profilaient à l'horizon, cela deviendrait préoccupant pour certains élèves.

    Je n'ose imaginer une éducation nationale,avec des cours informatisés en totalité.

    Contrairement aux idées reçues, il y a un nombre très important d'élèves qui apprécient la présence du "prof".
    Que deviendraient-ils s'ils étaient toutes et tous, confinés derrière le "dieu" PC ??????

    Bon courage Ram,

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  6. @Big
    pour sûr qu'ils apprécient le prof, c'est toujours amusant un saltimbanque qui s'agite et jongle avec ses multiples casquettes : éducateur, moralisateur, acteur, tête de turc, gendarme, assistante sociale, infirmière,confident, educateur à la sexualité,juge,rapporteur,informaticien et un peu enseignant dans une discipline quand il a le temps.

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  7. @Ram

    Un p'tiot coup de fatigue, dû à la rentrée.
    Serait-ce votre côté "mama" protectrice, qui fait que vous avez tant de cordes à votre arc ???
    Quand au côté enseignant, ma fille vient de me dire que le rectorat de Rouen a de plus en plus de mal à recruter des professeurs d'anglais.

    Croyez vous que cela les fait réfléchir aux situations que vous rencontrez en essayant de faire le métier que vous aimez, c'est-à-dire.
    Transmettre vos connaissances, j'en doute parfois.

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  8. J'ai oulié les miennes de compétences !!!

    "Croyez vous que cela les fasse"

    Je crois que cela s'écrit ainsi ????

    Pardon,

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  9. @cdy
    ...la "mama" n'a pas un coup de fatigue, mais une anémie cadavérique et blafarde. Sérieusement, ce boulot que tout le monde reluque comme si c'était la planque du siècle, non seulement y'a plus personne de normalement constitué qui veut le faire, et en plus comme dans bien d'autres catégories professionnelles, y a de plus en plus de personnels précaires : maitres aux (ça c'est quand m^me l'aristocratie du précaire), vacataires, contractuels, bouche trous ballotés ici et là. Un exemple : dans un établissement de mon secteur, un LP, on a balancé une jeunette qui vient de louper son concours de prof des écoles (donc c'est son premier remplacement) sur un poste à temps complet de Lettres Histoire (!!!ben oui, du Français et de l'Histoire, tout le monde peut le faire et puis comme je l'ai dit plus haut, c'est finalement accéssoire la discipline..) avec des classes....comment dire ?? sans froisser personne....un tantinnet hyperactives...Allez direct dans la fosse aux loups pour bien vite lui inoculer l'amour de ce beau métier, elle va adorer.

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  10. Le Camérier de l'assos'26 septembre 2009 à 12:30

    L'article de ladite Ram pose des questions intéressantes, qu'il faut toutefois replacer dans un contexte plus large, globalisation oblige, celui de la mise en réseaux. Cette mise en réseau nous vient, comme beaucoup d'autres modes, du Grand Cousin Américain. Et comme dans notre système éducatif, on considère que nos élèves hyperactifs sont les seuls dignes à expérimenter les innovations didactiques, les LP expérimentent, alors que la majorité des enseignants veulent simplement (?) y travailler. Travailler, avec une bête craie et la parole, pas toujours magistrale, pas toujours hautaine, avec de l'humour aussi, se fondre dans cette synergie incroyable qui fait d'un groupe et d'un professeur une classe. Synergie qui se traduit par des cadeaux de fin d'année, des invitations à des mariages, des baptêmes, ou des mots simples pour dire merci. Tous les élèves ne peuvent réussir sans un coup de patte, un coup de main, un coup de gueule ou un coup de gnôle parfois... Je sais, je l'ai déjà fait !!

    Mais voilà, cette alchimie complexe est incontrôlable, elle rend jaloux, elle énerve. Alors, on met en réseau, on nous donne des logiciels qui surveille tout, au nom de gains de productivité. Ainsi un certain logiciel compte les profs qui accompagnent les élèves dans des voyages scolaires, malgré les risques que cela comporte aujourd'hui, et malgré le sacrifice de leurs temps libres, comme... absents. A charge ensuite aux personnels administratifs de rétablir les erreurs, comme si ils n'avaient pas assez de travail comme cela. Fainéant un jour, fainéant toujours dit-on dans les franges rétrogrades de l'UMP et dans les ailes progressistes du PS. Alors, comme aux States, on met le programme heure par heure du prof en ligne (enfin, le porf le met en ligne avec les numéros de pages, les exercices, les objectifs..) cela au détriment du reste, entendez en plus, cela rassure le parent et l'électeur, voire l'hériarque que le prof travaille, et que l'élève aussi un peu, mais cela apporte quoi de plus, comme plus-value (merci Marx d'être actuel encore) à l'élève ? Car c'est bien l'élève qui nous importe et pas de surfer comme des pros pour mettre en ligne un exo sur la variation d'une équation non linéaire dans un système complexe. Cela rassure en fait aussi et surtout, les profs mauvais, les profs qui ont peur de l'élève et de son contact, et qui se trouvent une niche pour exister. Foucault, pas le type de la télé, mais l'autre, écrivait que certaines personnes ont une soif terrible d'identité sociale collective... Et dedans le sacrifié sur l'autel de l'informatique omnisciente c'est l'élève en difficulté, à qui le prof a moins de temps à consacrer...

    De grâce, laissez nous faire notre travail comme on veut, comme on peut et cela ira bien mieux. Et boycottons le cahier de textes électronique !!

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  11. @camérier
    ...camérier d'une assoc...?!, je n'en doute pas car c'est pas dans ce bouge qu'on trouvera des saintetés.
    Merci pour votre commentaire, il m'a rassurée, je ne suis donc pas la seule dans la grande maison à m'insurger contre ce constat.
    Mais pourquoi dites vous que cela est reservé aux LP, je pense au contraire que tous les types d'établissement sont contagionnés par le phénomène, non ?

    "un coup de main, un coup de gueule ou un coup de gnôle parfois"
    ah bien :-))..?!! Ben moi hier j'ai encore failli démonter une porte..

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  12. au fait, j'ai commis une grossière erreur un peu plus haut en évoquant l'aristocrate du précaire à l'EN : le maître auxiliaire n'existe plus ; mazette, il devait coûter vraiment trop cher..et pis on ne pouvait pas le virer.

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  13. @Le Camérier de l'assos' a dit…

    "L'article de la dite Ram"

    Malotru est t'y comme cha, qu'on cause à notre "Ramelinette"
    Mamzelle Ram, vous n'étiez pas entrain de boire un canon, place Ducale à cette heure ???

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  14. Haaaaaaa, les duels sanglants entre big et donald...

    Faut qu'ça saiiiiiiigne.


    @Donald

    non, non, pas de censure, juste que je dégage tout article ayant moins dee trois commentaires.

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  15. @Le Sans-Culotte a dit…

    "Haaaaaaa, les duels sanglants entre big et donald...

    Faut qu'ça saiiiiiiigne."

    Pas d'inquiètude, je n'apprécie pas le canard au sang.
    Pourtant une spécialité rouennaise.

    Nous terminons toujours par une coupe de Blanquette de Limoux.
    Les bulles ça réconcilie.

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  16. "Haaaaaaa, les duels sanglants entre big et donald..."
    Mais pas du tout, nos duels sont toujours courtois et emprunts de tendresse !!!
    Et puis moi, j'aime beaucoup le bigorneau, surtout quand il pousse un rale lorsque je lui brise l'echine d'un coup de dent apres l'avoir pique entre les deux yeux pour l'extraire de sa demeure !!!

    "non, non, pas de censure, juste que je dégage tout article ayant moins de trois commentaires."
    Dommage car je commencais a avoir de l'inspiration pour ce sujet qu'on ne peut manifestement pas traiter a la legere !!! Ma frustration est incommensurable ... Tu la porteras sur la conscience le restant de tes jours !!!

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  17. ...et moi, restée coite et contrite face à la volatilisation de ce commentaire mien et unique, par là même d'exception, par là même exceptionnel (seulement par là d'ailleurs), relayé et balayé cruellement par un sans culotte au bien plus profond du non-être cybernetique......
    c'est trop injuste !

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  18. @Hé bé les canards je leur coupe la tête.
    Un coup de serpe et vogue la galère.
    Je la ramasse et je lui dit :

    Tu t'es vu quand t'as bu !!!!

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  19. "CDy a dit… @Hé bé les canards je leur coupe la tête. Un coup de serpe et vogue la galère."
    Que voici de bas instincts qui ressortent !! Ah ! chassez le naturel ... Assassin !!!
    Moi, ce que je disais des bigorneaux, c'etait juste pour apaiser ma faim et ma gourmandise ...

    "Je la ramasse et je lui dit : Tu t'es vu quand t'as bu !!!!"
    Allez, trinquons a la sante des canards sans cou ...

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