samedi 5 décembre 2009

cigales ou cafards?

Pourquoi y a-t-il une régime spécifique pour la propriété intellectuelle "culturelle" ou 'artistique"?

Il y a des standards internationaux de protection de la propriété intellectuelle. Tout d'abord, il faut établir un brevet(ce qui coute une fortune) protégeant la réelle part de nouveauté intellectuelle du produit. Ce brevet dure, si je ne m'abuse, 10 ans, renouvelable. Après, c'est le domaine public. C'est à dire que n'importe qui peut fabriquer à partir du principe précédemment protégé.
Alors pourquoi la propriété intellectuelle "artistique", permet-elle au "créateur" de percevoir des droits de diffusion jusqu'à 50 ans après sa mort? Qu'est ce qui justifie cela?
Qu'est ce qui justifie que, par exemple, Leforestier continue à percevoir des droit sur la chanson "Parachutiste" ou "entre 14 et 40ans" trente cinq ans après les avoir pondues et surtout alors que maintenant, politiquement, il côtoie plutôt Halliday et Sardou que Brassens ou Ferrat? Qu'est ce qui permettait, il y a deux ou trois ans encore, un obscur arrière petit neveu d'une demi-soeur de la belle mère de Boris Vian de m'interdire de travailler librement à un hommage et une actualisation des chansons du bonhomme pour la plupart tombées dans l'oubli?
Qu'on ne vienne pas, là, parler d'investissement de départ. Ceux des industries sont autrement plus colossaux que ceux des chacals de l'industrie "culturelle". Et pourtant, invariablement, leurs produits vedettes tombent dans le domaine public en moins de vingt ans.
Qu'on ne vienne pas, non plus, parler de génie. On ne va quand même pas comparer Barbelivien et Edison, Obispo et Job, Pagny et Flemming au niveau de l'impact sur l'humanité?

Alors? Qui peut me dire ce qui justifie cette rente exorbitante?

L'argument de la spécificité culturelle ne tient pas non plus car ce petit arrangement entre amis ne concerne que les "arts" éditables", littérature, musique, cinéma. Un peintre, un sculpteur sont exclus de cette nouvelle dime. Un peintre, de génie, lui, peut, affamé, vendre une œuvre majeure pour un verre de vin, il renonce, ipso-facto, définitivement, à tout droit sur cette œuvre, même si l'escroc qui lui a acheté, la revend deux seconde après pour 100 millions d'euros. Même si le nouvel acheteur l'expose dans une galerie payante et gagne, lui, des milliards d'euros sur les droits d'exploitation et d'image.

Ceci n'a aucun autre sens que l'avidité d'une industrie de pacotille, et de nains artistiques qui se voulurent cigales et ne sont que cafards. Je ne vois pas à quel titre je devrai payer un impôt sur les cancrelats.

Les lamentables gesticulation de cette triste humanité nous prouvent chaque jour que la "culture" qu'ils touchent n'est qu'une marchandise comme les autres. Il est temps d'exiger que la propriété intellectuelle "culturelle" se plie aux règles communes.

P. Kerjean

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