dimanche 20 décembre 2009

Climat de suspiscion

Au delà de la personnalité et de l'argumentation fluctuante d'Allègre et consorts, restent quelques questions auxquelles je ne trouve pas de réponses à propos du réchauffement climatique.
En fait, j'ai une, une seule question à propos du GIEC, et si le lecteur inspiré peut m'y répondre, je lui en serait reconnaissant.
Voilà mon trouble: on voit bien à Copenhague que les états ont le plus grand mal à se mettre d'accord dès qu'il ne s'agit pas de sauver les gros actionnaires. On voit bien, à chaque propos, que même sur une actualité brulante il est inconcevablement difficile d'obtenir une position commune, sans même parler d'un financement.
Qui peut m'expliquer, alors que le phénomène était encore inconnu, que le sujet n'était donc absolument pas d'actualité, qu'aucune opinion publique ne faisait pression, ni aucune urgence politique, médiatique ne dictaient la hiérarchie des préoccupation; qui peut m'expliquer, disais-je, quelle formidable puissance silencieuse a pu, en toute discrétion, amené les états à mettre plus de quatre milliards d'euros sur la table pour démontrer un phénomène inconnu?
Comment se fait-il que ce sont les USA de Clinton puis de Bush, incapables de réduire, ne serait-ce que leurs émissions de particules qui ont été les plus acharnés à mettre en place et à promouvoir le GIEC?
J'ai du louper une marche mais je n'ai aucune réponse à cela.

P. Kerjean

jeudi 17 décembre 2009

l'aveu

Dans une tribune du Monde d'aujourd'hui, l'écrivain Djemaï Abdelkader nous raconte son enfance de colonisé algérien, au milieu des clochers.
Je n'ai toujours pas compris cette tribune.
Ce que j'en retiens, personnellement, c'est que cette présence ostensible de chrétienté en terre musulmane était le fait d'envahisseurs, d'oppresseurs.
L'auteur de cette tribune n'aurait pas pu mieux nous dire que l'islamisation de notre pays doit être vécue comme une colonisation.
Veut-il dire aussi qu'il faut que nous fassions subir aux "envahisseurs" la même chose que leurs pères ont fait subir à nos colons?
Décidément, l'enfer est pavé de bonnes intentions.
Sacrés zintellos.

Pierre Kerjean

mardi 15 décembre 2009

Vénalité des charges médiatiques

On parlait hier des subventions d'état à la presse.
C'est à se demander si ce n'est pas en ce moment même que Nico Ier balance les aides comme le seigneur d'antan, les reliefs de son gigot aux clebs alanguis devant la cheminée.
C'est quand même incroyable. Pour la première fois, le berlu français ose une conférence de presse. Pour l'instant, Monsieur le Pétochard ne pratiquait que le journaleux hongre et domestique, et encore, dans un cadre sécurisant. Contrairement à ses innombrables mensonges de campagnes, il n'avait pas eu les couilles d'affronter une foule hostile de plumitifs vindicatifs et imbus de leur mission d'information.
Et là, miracle, Son Altesse Ridiculissime annonce qu'il va bravement affronter la meute déchainée. Néanmoins, l'empereur prévoyant, prévient quand même qu'il lâchera ses prétoriens égorgeurs sur le premier qui poserait une question hors économie.
Parlons-en, rien qu'à ce niveau là, il y en a à dire...
Rien, que dalle. Que les plumes stipendiées par ses propres sponsors lui fassent la courte échelle, certes. Mais que même Joffrin se livre à un exercice public qui, dans une démocratie l'aurait envoyé en garde à vue pour atteinte aux bonnes mœurs ...
Fallait le voir astiquer le bougre. Impressionnant.
Et pas un cil qui dépasse.
Les seuls qui ont osé moufter sont Marianne2, Rue 89, Mediapart.
Et bien, on peut raisonnablement penser que voilà les trois qui n'auront pas d'aide de l'état(c'est lui).

C'est pas ça qui va raccommoder les gens et la presse.

Pierre Kerjean

lundi 14 décembre 2009

Les Chiens

Ha, quelle belle démonstration de putasserie journalistique nous avons pu admirer à propos du lynchage médiatique de docteur Delajoux. Lynchage qui a failli n'être pas que médiatique grâce à l'obstination méritoire de notre presse à hurler en meute.
De quoi s'agit-il? Le beugleur le plus célèbre de France -rocker serait trop d'honneur, et il est inconnu ailleurs- connait des problèmes de santé. Sur la seule suggestion d'un manager trop empressé pour sembler totalement honnête, notre presse décide que le chanteur concon est victime d'une erreur médicale.
Diantre.
Et comme on sait que c'est un peu léger d'affirmer ça comme ça, on va fouiller la merde dans la poubelle de l'Ordre où, comme chacun sait, il n'existe ni jalousie, ni mesquinerie . Là, on exhume, comme à Timisoara, un "lourd passé judiciaire" et une suspension de six mois.
Rhhaaaa, on affaire à un vrai salop, un Mengelé de la vedette, un Petiot du showbizz, à l'assaut, HALLALI!!!!
Pendant 24 heures ont a vu les putes encartées du paf se livrer à un lynchage hystérique d'un gars qu'on n'avait même pas interrogé:
"c'est lui!!! c'est lui le fumier qu'a failli nous buter notre génie de Gstaad priver les suisses de son impôt sur le revenu et l'humanité entière d'une reprise imminente de "viens Poupoule".
Personnellement, ce mec, si sa faute eu été avérée, je l'aurai plutôt proposé pour le prix Charles Cros. Parce que, bon, le benêt à Harley, avant qu'il soit devenu la coqueluche des post soixante-huitards agonisants, il n'était l'idole que des blaireaux de bal de village avec R8 Gordini, gentes larges et chemises à passementeries argentées. On est loin de Ravel. Et même de Piaf. Hormis brailler sur deux modes, le gueulage gutural et la pleurnicherie, le registre est limité.
Mais là n'est pas le sujet car, comme disait Fontenelle, avant de discourir des causes, encore faut-il s'assurer des faits.
Et là, les journaleux méritent les pains dans la gueule qu'à reçu le bon docteur grâce à eux.
Réfléchissons. Il semble normal, qu'un chirurgien, un neuro-chirurgien qui plus est, se plante une fois sur cent. Même s'il n'est pas agréable d'être ce centième là, chaque jour, des gens meurent de suite de bistouri et on n'en parle qu'une fois de temps à autres, comme un marronnier à date mobile. De plus, ce chirurgien là, on l'a assez répété soigne essentiellement des célébrités. Donc des gens qui ont des sous, donc des gens qui ont un peu plus le réflexe et le pouvoir que les autres de faire crouter leur avocat. Il est clair qu'on risque plus facilement le procès en se loupant sur Elton John qu'avec François Machin. Statistiquement, ce chirurgien a donc 100 fois plus de chance de subir une procédure qu'un chirurgien de l'hôpital public. Et vu la stature et les moyens du plaignant potentiel, il a infiniment plus de chance de perdre en cas de procédure.
Dans ces conditions là, son "palmarès" judiciaire ne semble pas pléthorique. Quant à son interdiction d'exercice six mois par l'Ordre... sans commentaire.
Quoiqu'il en soit, rien, ni techniquement, ni déontologiquement, ne permettait une telle hallucinante curée. Car si l'affaire intéresse, pourquoi écarter d'emblée la possibilité d'une complication due à une convalescence bâclée sous la pression du bizness? Pourquoi écarter d'emblée la possibilité que ce soit les médecins amerloques qui aient fait un carnage? Pourquoi écarter la possibilité d'une simple complication comme il en arrive souvent, surtout aux vieillards? Pourquoi assassiner un homme en moins de 24 heures?
Cette presse française là devrait crever. Hélas, c'est cette presse française là qui reçoit le pognon patronal à flot et les subventions du pouvoir.


Pierre Kerjean

mercredi 9 décembre 2009

Du bruit pour rien

Personnellement, j'adore l'Histoire. Aujourd'hui, dans toute sa scolarité, un bachelier s'est vu infligé 1500 heures(!!!) de cours d'histoire. Il est à noter que la réforme actuelle vise à limiter ce total....... d'une seule heure. Et encore, juste pour les classes scientifiques. Mais aussitôt, c'est le ramdam qui déboule. Au secours, on fait rien qu'à égorger la conscience de citoyen qui pousse dans les têtes bien faites de notre progéniture.

Outre que le programme d'histoire est une sorte de propagande issue d'une fusion entre radicaux à moustache et atlantistes bornés, j'aimerai savoir ce qu'il reste de ces 1500 heures d'enseignement ne serait-ce que dix ans après le bacho.
Un simple quiz autour de vous suffira à vous confirmer que ces 1500 heures ont été quasiment oubliées et que même les éléments les plus importants de notre histoire ne sont connus que des passionnés, souvent autodidactes. Quel effroyable gâchis. Comment peut-on hurler pour perpétuer une telle faillite?
Ne ferait-on pas mieux d'apprendre une vraie instruction civique? Expliquer à nos futurs citoyens, futurs votants, comment fonctionnent tous les étages de notre démocratie? Faites un quiz la aussi autour de vous et vous serez consterné.
A l'heure où certains se permettent de jeter en pâture au beauf frontiste, un pseudo débat sur l'identité nationale, ou d'autres s'effraient de voir des gamins agiter des drapeau algériens(appelons un chat, un chat) , ne serait-il pas indispensable d'apporter ce "mode d'emploi" de notre démocratie, les institutions politiques, administratives, judiciaires à des jeunes dont les parents seraient bien en mal de transmettre quoique ce soit?
Le plus important, c'est de se rappeler vaguement des noms de Vercingétorix et Charles Martel ou de savoir à quoi sert un député? Un sénateur? Un conseiller régional?

Non, encore une fois, on préfère l'indignation vertueuse, la posture citoyenne à deux balles plutôt que de réfléchir sur les moyens de vraiment faire avancer les choses. Cette "bataille" pour la survie de l'Histoire en TS est au bourgeois de gauche ce que le téléthon est au prolo des champs.

Pierre Kerjean

samedi 5 décembre 2009

cigales ou cafards?

Pourquoi y a-t-il une régime spécifique pour la propriété intellectuelle "culturelle" ou 'artistique"?

Il y a des standards internationaux de protection de la propriété intellectuelle. Tout d'abord, il faut établir un brevet(ce qui coute une fortune) protégeant la réelle part de nouveauté intellectuelle du produit. Ce brevet dure, si je ne m'abuse, 10 ans, renouvelable. Après, c'est le domaine public. C'est à dire que n'importe qui peut fabriquer à partir du principe précédemment protégé.
Alors pourquoi la propriété intellectuelle "artistique", permet-elle au "créateur" de percevoir des droits de diffusion jusqu'à 50 ans après sa mort? Qu'est ce qui justifie cela?
Qu'est ce qui justifie que, par exemple, Leforestier continue à percevoir des droit sur la chanson "Parachutiste" ou "entre 14 et 40ans" trente cinq ans après les avoir pondues et surtout alors que maintenant, politiquement, il côtoie plutôt Halliday et Sardou que Brassens ou Ferrat? Qu'est ce qui permettait, il y a deux ou trois ans encore, un obscur arrière petit neveu d'une demi-soeur de la belle mère de Boris Vian de m'interdire de travailler librement à un hommage et une actualisation des chansons du bonhomme pour la plupart tombées dans l'oubli?
Qu'on ne vienne pas, là, parler d'investissement de départ. Ceux des industries sont autrement plus colossaux que ceux des chacals de l'industrie "culturelle". Et pourtant, invariablement, leurs produits vedettes tombent dans le domaine public en moins de vingt ans.
Qu'on ne vienne pas, non plus, parler de génie. On ne va quand même pas comparer Barbelivien et Edison, Obispo et Job, Pagny et Flemming au niveau de l'impact sur l'humanité?

Alors? Qui peut me dire ce qui justifie cette rente exorbitante?

L'argument de la spécificité culturelle ne tient pas non plus car ce petit arrangement entre amis ne concerne que les "arts" éditables", littérature, musique, cinéma. Un peintre, un sculpteur sont exclus de cette nouvelle dime. Un peintre, de génie, lui, peut, affamé, vendre une œuvre majeure pour un verre de vin, il renonce, ipso-facto, définitivement, à tout droit sur cette œuvre, même si l'escroc qui lui a acheté, la revend deux seconde après pour 100 millions d'euros. Même si le nouvel acheteur l'expose dans une galerie payante et gagne, lui, des milliards d'euros sur les droits d'exploitation et d'image.

Ceci n'a aucun autre sens que l'avidité d'une industrie de pacotille, et de nains artistiques qui se voulurent cigales et ne sont que cafards. Je ne vois pas à quel titre je devrai payer un impôt sur les cancrelats.

Les lamentables gesticulation de cette triste humanité nous prouvent chaque jour que la "culture" qu'ils touchent n'est qu'une marchandise comme les autres. Il est temps d'exiger que la propriété intellectuelle "culturelle" se plie aux règles communes.

P. Kerjean

jeudi 3 décembre 2009

Les zezos à poil

Ben mon vieux, à propos du référendum en Suisse, les zézos ont été à l'image des orages d'automne de mes chères Cévennes: terriblement subits, violents mais repartis aussi vite que venus.
Vu l'intensité du déchainement, on aurai pu croire que ça allait durer. Mais comme si un deus ex machina avait claqué dans les doigts, soudain, plus un mot. Zappé. Le son coupé net.
Ce n'est pas sans rappeler le début des bruits de botte vers l'Irak en 2003. Car il ne faut pas avoir la mémoire courte. Rappelez vous, à l'époque, toute la médiacratie(hormis Marianne et Guetta, il faut le reconnaitre) voulait en découdre et vouait le duo Chirac-Villepin aux enfers munichois. Il se trouvait même un Jospin et un Sarkozy pour nous trainer dans la boue aux USA en dénonçant l'arrogance française. Et bien rappelez vous que quand les sondages sont tombés montrant que plus de 70% de la population soutenait le président, du jour au lendemain, TOUS les médias et zezos se sont mis au diapason. Comme disait Coluche "faut pas déconner, c'est nous qui paye quand même".
Je crois que sur le coup du vote Suisse, on a assisté à la même chose. Un arrêt immédiat.
La nouveauté ne serait-elle pas internet? Car, encore une fois, on a assisté à une véritable insurrection du net. Les rédactions ont vu leur propres lecteurs, leurs propres forumistes, ceux qui, depuis des années, sont insoupçonnables de racisme ou d'islamophobie, se déchainer face aux éditos débiles de Libé, France Inter, Le Monde ou autre.
C'est dur d'avoir passé une vie à se bâtir une tour d'ivoire à coup de compromis, de trahisons, de renoncements, de bassesses et d'intrigues pour se retrouver à poil dans une maison de verre.

P. Kerjean