On a eu un tintamarre rassurant des médias sur l'affaire Fredo comme celle du prince Jean. Ce genre de bruit qui fait penser que finalement, notre presse reste libre et digne d'un pays démocratique. Cependant...
Cependant, il s'est passé, ces jours derniers, un évènement majeur et lourd de sens tant au niveau de sa signification politique qu'au niveau même du respect de la démocratie. Les parlementaires, ump compris, à la surprise générale, et contre l'avis de l'Elysée, avaient voté une surtaxation de 10% des bénéfices bancaires. Ceci fut annoncé avec tambour et trompette. Par contre, comme pour la loi Hadopi, refusée en première lecture, Sarkozy s'est assis sur les votes de la représentation nationale et a exigé un second scrutin au prétexte d'une erreur technique. Après les pressions qu'on imagine, les députés ump ont voté dans leurs godillots de servitude et le texte n'est pas passé, sauvant l'actionnaire de quelques euros.
La première signification de cette nouvelle pantalonnade est que Sarkozy, malgré ses moulinets et rodomontades, reste, plus que jamais, l'homme de la soirée du Fouquet's. M'enfin, ceux qui auraient cru le contraire méritent, pour le Noël prochain, de jouer le ravi dans la crèche vivante.
La deuxième, beaucoup plus grave, est qu'en moins de six mois, l'exécutif a fait revoté deux fois l'assemblée pour cause de déviationnisme. J'ai cherché de gauche ou de droite, ni dans notre histoire démocratique, ni dans celle des autres pays démocratiques, je n'ai vu qu'on méprisait ainsi l'expression d'une assemblée élue au suffrage universel.
Cependant, il s'est passé, ces jours derniers, un évènement majeur et lourd de sens tant au niveau de sa signification politique qu'au niveau même du respect de la démocratie. Les parlementaires, ump compris, à la surprise générale, et contre l'avis de l'Elysée, avaient voté une surtaxation de 10% des bénéfices bancaires. Ceci fut annoncé avec tambour et trompette. Par contre, comme pour la loi Hadopi, refusée en première lecture, Sarkozy s'est assis sur les votes de la représentation nationale et a exigé un second scrutin au prétexte d'une erreur technique. Après les pressions qu'on imagine, les députés ump ont voté dans leurs godillots de servitude et le texte n'est pas passé, sauvant l'actionnaire de quelques euros.
La première signification de cette nouvelle pantalonnade est que Sarkozy, malgré ses moulinets et rodomontades, reste, plus que jamais, l'homme de la soirée du Fouquet's. M'enfin, ceux qui auraient cru le contraire méritent, pour le Noël prochain, de jouer le ravi dans la crèche vivante.
La deuxième, beaucoup plus grave, est qu'en moins de six mois, l'exécutif a fait revoté deux fois l'assemblée pour cause de déviationnisme. J'ai cherché de gauche ou de droite, ni dans notre histoire démocratique, ni dans celle des autres pays démocratiques, je n'ai vu qu'on méprisait ainsi l'expression d'une assemblée élue au suffrage universel.
Ceci est politiquement beaucoup plus grave que les pipoleries de Fredo ou les pistons du Jeannot.
Pourtant, la presse est quasiment restée muette sur le sujet.
Il est vrai que la plupart des organes de presse ne survivent que grâce à la perfusion bancaire.
P. Kerjean